CONTERN 2019 : Renouveau et continuité

 

Contern ! On y va toujours avec grand plaisir tant l’ambiance, l’accueil et le dynamisme de ce festival est au top niveau. Cette année, un changement car un nouveau président a repris la tâche ardue de l’organisation fastidieuse d’un tel événement.

 

Aidé par une jeune et nouvelle équipe de « Bédévoles » entourée par plusieurs anciens, Jean-Claude Müller, que nous connaissions déjà des années précédentes, a réussi son pari de mener à bien ce déjà 26ème festival international de la BD de Contern.

 

De même, l’équipe du Criabd se rajeunit pour l’occasion car, à côté de notre directeur-fondateur, Roland Francart sj, du président Philippe de Mûelenaere et du secrétaire Michel Maes, Marie-Françoise MAES, webmaster du site du criabd et chargée des relations avec les auteurs, accompagnée de son fils Thomas, solide gaillard de 14 ans qui n’a pas peur de mettre la main à la pâte, nous accompagnaient.

Le premier véhicule, chargé des grilles d’expo et du matériel arrive à Contern vers midi et le second, chargé lui des 192 kilos de BD le rejoint quelques minutes plus tard. Notre président arrive également et nous déchargeons les voitures et commençons le montage de l’expo « Les Jésuites en BD » : 50 panneaux A3 accrochés sur les grilles nouvellement achetées et qui demandent de la dextérité pour un bon montage (merci Thomas !).

A cinq personnes, il faut quant même plus de quatre heures pour arriver au bout de ces travaux. Enfin tout est monté, la banderole accrochée entre les piliers d’entrée, les beach-flag flottent et le présentoir est rempli. Après le repas du soir pris sur place, nous nous rendons à l’hôtel IBIS.

On se retrouve ensuite au bar afin de travailler sur des améliorations notables du site qui seront ensuite présentées à un spécialiste qui mettra nos demandes en pratique. Après une bonne nuit de repos et un copieux petit-déjeuner-buffet, nous voilà prêts à ouvrir notre stand à Contern où nous arrivons bien à l’heure.

Eglise ouverte, présentoir bien chargé, bannière tendue, beach-flag flottant au vent et grand soleil. Là on est fin prêt !  10 heures, c’est l’ouverture, les visiteurs sont attendus….. mais peu nombreux ce matin.

Malgré la publicité faite au Grand-Duché au sujet de l’exposition sur les Jésuites, peu de monde semble être au courant et il est nécessaire, bien des fois, d’expliquer qui sont ces gens dont parlent les couvertures d’albums !   Peu d’intérêts pour les BD Chrétiennes aussi, seulement de la curiosité.

En lisant les dépliants du Festival nous avons appris la présence de Régis DENOËL, dessinateur de « KOLBE », magnifique BD de cette année et aussi de Jean Torton, inoubliable auteur des Fresques Bibliques, présent pour ses nouveaux albums qu’il signe Jéronaton : « El Nakom » -dont on a d’ailleurs parlé dans le Gabriel n°80, « Les Incas », « Les mayas »,…. et on se promet bien de les rencontrer.

Vers midi, notre président nous quitte pour aller à la gare de Luxembourg chercher notre ami Brunor, rencontré voilà trois semaines au festival des Tourelles à Condette (F) et qui a accepté de nous rejoindre et de venir dédicacer ses nombreux albums.

 

À leur retour, Brunor, Michel et Philippe vont se sustenter sous le chapiteau-restaurant (eine BD salad ! ) et y rencontrent Jean Torton avec son épouse et déjà,les discussions démarrent entre eux.

 

 

 

 

L’après-midi est encore plus calme que le matin. Un brocanteur-libraire de Binche que nous connaissons, nous informe que les congés légaux au Luxembourg ont commencé plus tôt cette année. Est-ce la cause de ce peu de monde ? On constate aussi qu’il semble y avoir moins de visiteurs Français et malheureusement, à part quelques BD Chrétiennes en langue allemande, nous n’avons aucune BD en luxembourgeois et nous ignorons même s’il en existe !

Comme les années précédentes, un organiste venu de Paris vient nous jouer 2 x 3 concerts en suivant les péripéties en dessins animés du coyote et du road-runner (Bee-Beep). Cela amène du public dans l’église mais qui passe très vite devant nos étalages.

L’après-midi est chaude, torride même tandis qu’on nous informe qu’à Bruxelles, la « drache nationale » est présente avec un jour d’avance ! A Contern, le ciel reste bleu !

Vers 18 heures, nous refermons l’église car, invités au repas des auteurs, on nous y attend. Après l’apéritif, Roland et Philippe nous quittent  pour retourner à l’hôtel tandis que Brunor, Michel, Marie-Françoise et Thomas montent à l’étage dans une très grande salle où se retrouvent non seulement les auteurs (scénaristes et dessinateurs) mais aussi l’ensemble des « bédévoles » du festival.

 

 

Ambiance des plus cordiales, les auteurs, de grands gamins, s’amusent à se lancer des avions en papier-serviettes. C’est surtout l’occasion de pouvoir discuter de projets en cours, de scénarii à transformer, de rapports avec les éditeurs, de bons et mauvais moments. On en apprend beaucoup à écouter les discussions entre ces spécialistes du crayon.

 

 

 

Dimanche matin, petit-déjeuner aussi copieux que la veille et nous voilà repartis pour Contern. Nous ouvrons l’église et remettons les beach-flag, le présentoir, le dérouleur-logo au dehors en se méfiant toutefois du vent de ce dimanche. Il fait toujours beau et chaud mais quelques nuages apparaissent quand même ça et là.

A 10 h 30 quelques-uns d’entre-nous se rendent à la chapelle de la seniorie où la messe dominicale est célébrée. Le monde arrive, les visiteurs ne sont toujours pas très nombreux.

Roland et Brunor posent devant l’affiche de cette année

 

On explique, on présente, on « fait l’article » et il y a quand même quelques achats de BD.

Notre ami Brunor dédicace mais vraiment pas beaucoup malgré les nombreuses BD qu’il a réalisées et que nous présentons ce week-end.

 

 

Régis DENOËL, auteur de « KOLBE » nous rend visite

 

 

Marie-Françoise va vers les auteurs dans le grand hall des dédicaces afin de prendre des contacts intéressants et d’y faire connaître le Criabd. L’ambiance est toujours aussi festive dans le village, des fanfares, des animations se succèdent pour la plus grande joie des visiteurs.

 

 

A midi, l’équipe se partage pour prendre son repas à des moments différents mais le vent se lève et renverse notre dérouleur du logo du CRIABD ; barre cassée net, à remplacer. De plus, le présentoir, pourtant lourd, lui aussi est renversé par la force d’un coup de vent et plusieurs albums tombés sur le sol sont fort abîmés et doivent alors être vendus à ½ prix !

En fin d’après-midi, Philippe nous quitte pour reconduire Brunor à la gare de Luxembourg afin qu’il retourne vers Paris et, à 17 h, nous commençons à plier bagages : on démonte l’exposition Jésuite (panneaux, attaches, grilles,..), on replace les albums invendus dans les boxes, on replie et range le matériel et, vers 18 h déjà, on peut aller chercher les voitures car le festival est officiellement clôturé et, en trente minutes, le chargement est terminé. Comme à l’aller, le matériel est dans le Sharan VW de Michel et les 12 boxes d’albums ( un peu plus légères quand même) dans le Partner Peugeot de Marie-Françoise.

Roland et Michel quittent Contern vers 19 heures et prennent l’E 411 fort dégagée malgré cette fin de week-end, arrivée à Bruxelles vers 21h30. Marie-Françoise et Thomas vont encore à la rencontre de plusieurs auteurs afin de préciser les prochains rendez-vous et d’échanger les adresses-mails de chacun puis ils prennent aussi la route de la Belgique.

 

Affiche BD Contern 2020

 

Conclusions de notre participation à ce festival : toujours un accueil aussi chaleureux, mise à disposition gratuite de l’emplacement. Ambiance des plus festive et surtout, pour le Criabd, une présence chrétienne dans un festival BD général, ce qui est fort important. Le nouveau président est très dynamique, son équipe le soutient magnifiquement et la continuité du festival est bien assurée. Du côté de nos finances, nous ne gagnons rien car les frais de déplacement couvrent le peu de bénéfice fait sur les ventes d’albums comme à chacune de nos participations à des festivals. Notons en passant que chacun des participants a payé ses propres frais de logement à l’hôtel Ibis.

On s’est donné rendez-vous pour l’année prochaine.

 

Michel MAES

 

 

 

 

 

 

Quelques photos :